On le connaît en tueur glaçant, en majordome dévoué ou en père fragile. On le découvre compositeur. À 88 ans, Anthony Hopkins a publié vendredi 21 août « Life Is a Dream », son premier album chez le prestigieux label Decca Classics : douze œuvres originales écrites de sa main, interprétées par le Philharmonia Orchestra sous la baguette de Gustavo Dudamel.

Le jardin secret d'une légende du cinéma

La musique n'est pas un caprice tardif pour l'acteur oscarisé : Hopkins compose depuis des décennies, en autodidacte, entre deux tournages. Sa valse « And the Waltz Goes On » lui avait déjà valu une récompense aux Classic Brit Awards en 2012, et il a donné son tout premier concert en 2025. « Life Is a Dream » rassemble pour la première fois ses partitions les plus personnelles, inspirées de sa famille, de son enfance et de son Pays de Galles natal.

Une heure de cinéma sans images

Sur un peu plus d'une heure, l'album déroule des pièces orchestrales au lyrisme très cinématographique, à l'image du premier extrait « Bracken Road », deuxième mouvement d'une suite baptisée « 1947 », l'année de ses dix ans. Sous la direction de Dudamel, l'un des chefs les plus célébrés de sa génération, le Philharmonia donne à ces mélodies une ampleur de bande originale.

L'album est disponible en CD et en streaming, avant une édition double vinyle attendue le 30 octobre. La preuve, s'il en fallait une, qu'il n'y a pas d'âge pour réaliser un rêve de musique.