C'est un disque qu'on écoutera forcément avec un pincement au cœur. Ce vendredi 25 septembre, Soft Cell publie Danceteria, présenté comme le sixième et dernier album studio du duo britannique. Un projet terminé avant la disparition de Dave Ball, cofondateur du groupe et architecte de ses sons synthétiques, décédé en octobre 2025.
Une lettre d'amour à la nuit new-yorkaise
Le titre n'a rien d'un hasard : Danceteria, c'était ce club mythique de Manhattan où se croisaient au début des années 80 les pionniers de la new wave, du hip-hop naissant et de la scène disco-punk. Marc Almond décrit l'album comme un double hommage, à son complice de toujours et à ce lieu qui a façonné l'imaginaire du groupe. Au programme, quatorze titres qui naviguent entre pulsations synth-pop et ballades plus intimes, avec des escales baptisées « Times Square », « After Hours » ou « Wave to America ».
Les premiers extraits ont donné le ton : une reprise du classique funk « Out Come the Freaks » avec la voix de Nona Hendryx au printemps, puis le morceau-titre en juin, taillé pour les pistes de danse, et plus récemment « The Rainbow Room », une ballade émouvante qui replonge dans le New York du début des années 80.
L'héritage de « Tainted Love »
Plus de quarante ans après avoir fait danser la planète avec « Tainted Love », Soft Cell referme donc le chapitre avec élégance, quatre ans après Happiness Not Included. Des écoutes collectives ont été organisées en avant-première le 22 septembre, et le duo, désormais porté par Marc Almond, prévoit de défendre ces chansons sur scène aux États-Unis cet automne.
Pour tous ceux qui ont grandi au son des synthés des années 80, et pour la génération qui redécouvre aujourd'hui la synth-pop, Danceteria s'annonce comme un au revoir lumineux plutôt que nostalgique. Sur VertigeDance, on salue l'héritage.
