À plus de soixante ans de carrière, les Rolling Stones continuent d'écrire leur histoire. Sorti le 10 juillet chez Polydor, « Foreign Tongues » est le vingt-cinquième album studio britannique du groupe : quatorze titres, un peu plus d'une heure de musique, et une production signée Andrew Watt, déjà aux manettes du remarqué « Hackney Diamonds ».

Un casting d'invités impressionnant

Mick Jagger, Keith Richards et Ronnie Wood ne sont pas seuls sur ce disque. On y croise Paul McCartney, Robert Smith (The Cure), Chad Smith (Red Hot Chili Peppers) et Steve Winwood — un plateau qui ressemble à un who's who de plusieurs décennies de musique anglo-saxonne. Mais le moment le plus chargé d'émotion est ailleurs : l'album contient un morceau enregistré avec Charlie Watts, capté lors d'une ultime session à Los Angeles peu avant la disparition du batteur en 2021.

Le disque mêle nouvelles compositions, quelques titres restés dans les cartons de « Hackney Diamonds », et deux reprises qui en disent long sur les racines du groupe : « You Know I'm No Good » d'Amy Winehouse et « Beautiful Delilah » de Chuck Berry. Retour aux sources, sans nostalgie appuyée.

Une sortie mise en scène jusqu'au bout

Fidèles à leur goût du jeu, les Stones ont soigné les préliminaires. En avril, le titre « Rough and Twisted » paraissait en vinyle ultra-limité — mille exemplaires seulement — sous le pseudonyme The Cockroaches, un alias que le groupe utilisait déjà dans les années 70 pour ses concerts secrets. Le 5 mai, le single « In the Stars » officialisait enfin l'album. Quant à la pochette, c'est une toile du peintre américain Nathaniel Mary Quinn intitulée « Trinity », où les visages de Jagger, Richards et Wood semblent fusionner en un seul.

Une bonne nouvelle pour finir : malgré les rumeurs annonçant un baroud d'honneur, le groupe aurait déjà une dizaine de morceaux en réserve pour la suite. Les Stones n'ont pas dit leur dernier mot.